Que c’est bon de faire la grasse matinée! Au chaud sous la couette, je somnole au rythme de mini-rêves entrecoupés toutes les 10 minutes par la sonnerie du réveil. Et… «Non !... Quel cauchemar!», aujourd’hui c’est mardi et j’ai un rendez-vous très important dans tout juste – quelle heure est-t-il ? 9h32, pincez-moi je que je me réveille! – 28 minutes. J’attrape un pantalon qui passait par là puis je saute dans ma chemise avant de presque m’étrangler en essayant de nouer ma cravate. Dehors il pleut, quelle journée formidable!
Résumons : pantalon, chemise, cravate, veste, chaussures, attaché-case, parapluie… Je crois que je n’ai rien oublié, il est plus que temps de filer d’ici! Le téléphone sonne… Non, pas le temps de répondre, je laisse le répondeur faire son boulot pendant que je cours prendre le métro.
« Tou dou doum, Tou dou doum. En raison d’un mouvement social, le service est perturbé sur tout le réseau RATP, veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée ». J’aurais dû m’en douter!
Demi-tour, je bouscule quelques personnes trop lentes qui encombrent les escaliers roulants, puis émerge de nouveau sous la pluie. Cette fois-ci, la chance me sourit, et je me retrouve à l’arrière d’un taxi avant même d’avoir eu le temps de déplier mon parapluie. Ouf! Je regarde ma montre, pour constater les dégâts: dans 2 minutes je serais en retard, j’espère qu’il n’y aura pas trop de trafic sur la route… À votre avis? Hé oui, l’embouteillage du siècle, impossible d’avancer. Les minutes tournent à s’en emmêler, à la différence du compteur du taxi qui s’incrémente imperturbablement. J’évalue les différentes options possibles, à savoir continuer de payer pour faire du sur-place ou bien terminer le chemin à pied; Quinze minutes de jogging plus tard, j’arrive enfin à destination, trempé comme un chien mais heureux d’être arrivé au bout de ces mésaventures! C’est avec un grand sourire que je me présente à l’accueil.
- Bonjour, excusez-moi pour le retard, j’avais un rendez-vous à 10h00 avec Monsieur Partre.
- Un instant je vous prie… Monsieur Partre… Je suis désolée, Monsieur Partre n’a pas pu venir ce matin, vous savez à cause des grèves… Personne ne vous a prévenu ?
Je rentre chez-moi tant bien que mal, dépité, et écoute le message de mon répondeur : « Vous avez 1 nouveau message, aujourd’hui à 9h35 : Bonjour, je suis Julie des bureaux Partre et Associés, je vous appelle pour vous prévenir que Monsieur Partre ne pourra pas venir aujourd’hui pour votre entretien… Je vous rappellerai plus tard afin de convenir d’une nouvelle date, merci et bonne journée »… Il y a des jours où il vaut mieux rester coucher !
Yann. Janvier 2009.
mardi 28 juillet 2009
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LOL
RépondreSupprimerce que j'adore sur ce blog, c'est la variété des styles !
Entre le billet précédent où je me suis abstenue de tout commentaire superflu, mais qui m'a profondément émue, et celui-ci... la lecture est réellement un moment de bonheur !
Merci :)... et... Il n'y a pas de commentaires superflus, ça me fait toujours plaisir d'avoir des retours ou critique. Pour avancer... :).
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